°°°Blake Little et ses étonnantes photos de modèles enduits de miel°°°

Série "Préservation" by Blake little

Alors qu'il photographiait un modèle "Bear", Blake Little a soudain eu l'idée d'ajouter par humour, un peu de miel sur celui-ci. Inspiré par cette expérience, il a quelques semaines plus tard, invité un de ses amis afin de faire des portraits de lui, le visage et la barbe recouverts de miel.

"j'ai réalisé que tout le monde pouvait être moulé dedans et que cela créerait des images puissantes" dit t-il à propos de sa série "Préservation". A compter de ce moment, il s'est mis en quête de modèles, trouvant des gens sur "Graigslist" (petites annonces locales), ainsi qu'au travers d'agences représentant des danseurs et modèles professionnels et a commencé son shooting en studio, travaillant sur sa série entre 2012 et mi 2014.

Même si le procédé exerce une fascination dans la manière dont les images ont été faites, Blake Little précise que c'est une réelle éloge du corps humain, quelque chose qui rend l'apparence humaine universelle quand le miel - il a utilisé 450 kgs par semaine au cours de son shooting - est versé.

"Quand je fais des portraits, la connexion induite par le regard des personnes avec l'appareil photo, est la partie la plus importante du cliché", dit t-il. "Avec le miel, leurs yeux sont fermés, le fait d'être couverts de miel et l'expérience physique vécue, remplacent la connexion du regard. Les modèles réagissent différemment à l'expérience et cela créait l'émotion que génère la prise de vue.   

"C'est pourquoi les photos sont toujours des portraits: les personnes réagissent individuellement à l'expérience" 

Blake Little ajoute, que certains modèles ont été capables de rester plus d'une heure enduits par le miel, quand d'autres  voulait que le procédé soit rapide. 

"Ces différentes réactions ont créées la force des clichés" dit t-il. Produire ces photos a été difficile; Le miel était dans des containers de 2,5 kgs que 2 assistants devaient verser sur les modèles. Le miel était récupéré lorsqu'il coulait des modèles et recyclé. De plus, il a utilisé une seule variété de miel, la manière dont celui-ci réagissait avec la couleur de peau et la lumière créait un ensemble d'oeuvres riche en tonalités. Blake Little n'a pas testé le procédé sur lui-même, disant qu'il savait qu'il n'aurait pas utilisé ses propres photos et qu'il était trop lié au projet pour l'expérimenter.

Depuis qu'il a été réalisé, le projet est devenu populaire dit Blake Little, quelque chose de "légèrement surprenant et impressionnant". Certains des commentaires reçus soulevaient l'incompréhension face à l'utilisation du miel, par des personnes reprochant à Blake Little de maltraiter les abeilles. Heureusement, un expert en apiculture a validé son oeuvre.

"Elle m'a adressé un message disant qu'elle aimait les photos, je lui ai répondu que j'avais reçu des critiques de personnes m'accusant de maltraiter les abeilles, ce à quoi elle a rétorqué que c'était l'inverse, et qu'en récoltant du miel, les ruches étaient actuellement plus efficaces...la meilleure manière de sauver les abeilles est de planter des fleurs"

"PRESERVATION" est visible à la Kopeikin Gallery in Los Angeles jusqu'au 18 avril;

*Texte traduit de l'anglais - Source Slate.com

Blake Little was photographing a “bear” when he decided to try out a few tongue-in-cheek ideas—so he introduced some honey. Inspired by the experience, the following week, Little invited a friend to come by his studio to take some portraits with honey covering his head and beard and eventually his body.  

“I realized that everyone has to be encased in it and that’s what made the most powerful image,” Little said about his series “Preservation.” From there he began advertising for models, finding people on Craigslist as well as through agencies that represented professional dancers and models, and started shooting in a larger studio working on the series from 2012 until around the middle of 2014.

Although there is a fascination with the process of how the images were made, Little said that the idea is really a celebration of the human form, something that took on a universal quality when the honey—he used 1,000 pounds of it a week during shooting—was added.

“When I normally take portraits, the person’s connection and their eyes are the most important part of the photograph, how they connect to the camera,” Little said. “So with the honey their eyes are shut so the physicality of being covered in honey and the physical experience replaces the emotion of the eyes. People react differently to the experience and that creates the emotion of the picture.”

“That’s why the photographs are still portraits: People are reacting individually to the experience.”

Little added that some people were able to stay in the moment for more than an hour, while others clearly wanted the process to be sped up.

“Those different responses created some of the power in the photos,” he said. Creating the images was heavy on production. Honey was shipped in 5-pound containers that two assistants would then pour over the subjects. The honey was collected as it fell off of the subjects and recycled. Although he used one variety of honey, the way it reacted with skin color and lights created a body of work that is rich in tones. Little never tried it out himself, saying he knew he wouldn’t end up using his own photo and it would end up being too much of a process to experiment.

Since it’s release, the work has gone viral, something Little said has been “a little surprising and a little overwhelming.” Some of the comments he has received have focused on the misconception of the use of honey with people feeling Little was abusing bees. Fortunately, an expert beekeeper validated his art.

“She sent me a message saying she loves the pictures and I said I’m getting flack from people saying I wasted the honey and that it hurts bees. She said it’s the contrary, that by harvesting honey the beehive is actually more efficient … the best way to save the bees is for people to plant flowers.”

“Preservation” is on view at Kopeikin Gallery in Los Angeles through April 18.

Source : Slate.com  Author : David Rosenberg

Série "Préservation" by Blake little
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